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Bienvenue sur la côte de Cornouaille !
La côte de Cornouaille, cela vous dit-il quelque chose ? Pas vraiment ? Les noms de Bénodet, Sainte-Marine ou Concarneau sont sans doute plus évocateurs. Mais comment caractériser d’un mot cette portion du littoral breton qui s’étend, disons, de Loctudy à la pointe de Trévignon ? Accordons-nous un maximum de trois mots comme la côte d’Emeraude ou la côte de Granit Rose, deux des appellations les plus connues de Bretagne (mais savez-vous où se situent la côte des Légendes, celle des Ajoncs ou des Mégalithes ?). Entre le pays des Avens à l’est et le pays Bigouden à l’ouest, nous sommes donc à la fois en pays Fouesnantais et en baie de Concarneau. En rade des Glénan aussi… Comment caractériser cette côte sans nom. Pour le Brestois que je suis, c’est tout d’abord la chaleur ! Quelques degrés de plus dans l’air et dans l’eau en font… déjà le sud. La douceur du climat est un autre critère. Sur une carte, l’explication est claire, ce sont les Bigoudens qui, en jetant leur presqu’île en travers de l’Atlantique, ont protégé Combrit, Bénodet et Fouesnant des vents dominants. Là, bien à l’abri, pins maritimes, chênes et pommiers se sont aventurés jusque sur le rivage sans avoir à courber le dos. Les arbres, voilà un autre caractère qui s’impose. Du soleil, un climat agréable, une campagne arborée… Il n’en fallait pas plus pour que les Quimpérois fassent du littoral sud un lieu de détente pour leurs week-ends et leurs vacances. Puis vinrent les peintres, les amateurs de clubs de voile et les hôtels de charme… Tout cela nous donne-t-il un nom ? La Riviera ? C’est déjà pris (et peut-être recevrons-nous une lettre de protestation de l’office de tourisme de Nice pour cet emprunt ponctuel que nous faisons, je les rassure tout de suite, à l’occasion de ce numéro). La côte de Cornouaille ? Pourquoi pas. C’est un beau nom, qui correspond historiquement à un périmètre beaucoup plus large. Mais après tout, les voisins du pays Bigouden, des Avens, du Cap Sizun, de Douarnenez ou de la presqu’île de Crozon n’ont-ils pas déjà chacun le leur ? Tanguy Monnat, Rédacteur en chef. |
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Ici, le merveilleux devient une réalité
Erigée au milieu d’un champs dénudé, agencée en allée couverte, alignée avec une dizaine d’autres face à la mer, la pierre levée est un des plus solides symboles de la Bretagne éternelle. Dans un pays où la roche est omniprésente – ce dont témoignent chaos et littoral – il n’y a rien de plus simple que ces cailloux égarés par un Temps ancien qui se serait fait petit poucet. Rien de plus simple, et pourtant rien de plus puissant et plus inaltérable que ces signes abandonnés par de lointains ancêtres et offerts sans aucun mode d’emploi à notre curiosité. Faites-en l’expérience, retrouvez-vous face à un de ces monolithes géants perdus dans la forêt, engagez-vous dans le couloir sombre d’un dolmen ou rejoignez l’armée pétrifiée des menhirs de Carnac. Il ne vous faudra pas cinq minutes pour être gagné par le charme. L’envie d’en savoir plus, de comprendre pourquoi et comment ces vestiges ont été posés là, et de saisir le sens caché de ce patrimoine brut que l’on dit en prise directe avec les éléments, ne vous quittera plus. C’est à ces énigmatiques clés minérales, qui pourraient bien nous ouvrir un jour la porte de mondes inconnus, que Bretagne Magazine consacre son quatrième numéro spécial Contes et légendes. Mais vous n’êtes pas au bout de vos surprises car la rédaction, non contente d’approcher le mystère des pierres levées, ajoute l’étrange à l’énigmatique : ainsi la visite du Yeun, antichambre du pays des morts, l’inventaire terrifiant des turpitudes de l’enfer ou l’inquiétante rencontre avec le chat noir, serviteur du Diable. Vous en voulez encore ? Alors, prenez rendez-vous, dans la clairière des temps immémoriaux, avec la conteuse Caroline Sire. Et si vous poussez la porte de la maison de l’elficologue Pierre Dubois, nous ne répondrons plus de rien, vous l’aurez bien cherché. Le numéro que vous tenez entre les mains, est une invitation à découvrir les inépuisables trésors du merveilleux breton. Et cela, ce n’est pas une légende… La Rédaction. |
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